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VOLKA un ange meurtri

Volka5.jpgAstrid, Jocelyn et moi nous avons décidé de ne pas prolonger la bien triste de vie de Volka. Elle a été euthanasiée ce matin après avoir fait tous les examens nécessaires : échographie, ponction et analyse du liquide, radio et bilan sanguin.
Elle avait du mal à respirer, à faire ses selles, à se lever et se coucher. Son abdomen était plein de liquide qu'il aurait fallu faire ponctionner au moins une fois par semaine en lui plantant une aiguille dans le ventre, il paraît que ça ne fait pas mal...
Ses poumons aussi étaient pleins de liquide.
De plus, elle pouvait ne pas supporter le traitement pour son coeur, énorme et qui appuyait sur sa trachée, la déviant, d'où sa respiration difficile.
Ses pattes arrière étaient totalement dépourvues de muscles et sa bouche était complètement pourrie. Tout ça par manque total de soins ! A sa sortie de cette pourriture d'élevage, de cette vie d'esclavage à reproduire sans cesse pour engraisser ses bourreaux, elle aurait dû être soignée : pour son coeur, pour son arthrose et au niveau de sa bouche. C'était un minimum.
VOLKA avait servi à la reproduction jusqu'à 10 ans, puis elle avait été adoptée par un couple qui, se séparant aujourd'hui, l'a abandonnée mercredi 28 décembre, la dame étant obligée de retravailler et VOLKA ne supportant pas la solitude.
Astrid, Jocelyn, leurs enfants, leurs 4 chiens et leur chat ont alors accueilli VOLKA à bras ouverts, malheureusement pour bien peu de temps.
Nous avons décidé d'abréger des souffrances qu'il était difficile de quantifier, l'espérance de vie de VOLKA étant très limitée et la qualité de cette vie résiduelle pouvant être dégradée encore davantage par un traitement cardiaque lourd et des diurétiques.
Petite VOLKA, nous aurions pourtant tellement aimé te donner une jolie fin de vie, tu le méritais tant !
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SYDNEY reclus dans une cabine de douche !

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Le 15 août 2011, n m’appelle de la fourrière. Un setter irlandais est arrivé, il a dix ans, il faut se dépêcher de le sortir, les fourrières n’aiment pas les vieux chiens…
Je vais le voir, le cœur un peu serré car j’ai moi-même fais un jour un sauvetage d’une chienne, setter irlandais de 10 ans, torturée et amputée de sa queue. Elle a vécu jusqu’à 14 ans, emportée par un cancer généralisé, c’était ma Toscane tant aimée !
J’arrive, surprise, le setter irlandais est en fait un setter anglais, obèse, très mal entretenu, des masses de poils ça et là le grossissent encore davantage. Il a l’air super gentil, un brave chien. J’enquête sur sa vie passée. On me répond par bribes. Il serait passé entre les mains de plusieurs personnes et même par la Fondation Brigitte Bardot. Ses derniers maîtres, deux hommes peu recommandables, vivant dans un studio, ont pris un Rottweiller qui ne s’entend pas avec Sydney, alors… Sydney a atterri dans la cabine de douche !!! Au bout d’un certain temps, la situation n’étant pas viable, ses deux maîtres ont essayé de le perdre en ville. Sydney arrive à la fourrière, mais comme ces deux-là sont connus, la fourrière les contacte pour qu’ils viennent reprendre leur chien, réponse de l’un deux : si on le reprend, on lui coupe la tête et les couilles !
Je n’attends pas pour sortir Sydney, j’appelle mon amie Essia de la pension « Les Moustaches en Vacances », elle est d’accord pour l’accueillir. Nous lui coupons les poils et le lavons… 3 fois. Il avait beau vivre dans une cabine de douche, qu’est-ce qu’il était sale ! Normal, il urinait dans sa cabine et se couchait dedans, nous avons eu du mal à faire disparaître l’odeur d’urine.
Le 14 septembre 2011, belle surprise, un Monsieur adorable qui vient de perdre son setter dans de bien tristes circonstances, un amoureux des setters, est prêt à adopter Sydney malgré son âge avancé. Et voilà le beau Sydney dans une grande maison avec un beau jardin, à la campagne, tout près de chez moi. Je l’ai vu récemment, il va bien, il est heureux !

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SIDONIE chassée de chez elle

Sidonie2.jpgUn soir de juillet 2011, nous allons voir un groupe de chats qu’une personne nourrit tous les soirs vers 11h00, à la tombée de la nuit, dans une rue d’un quartier de Dreux où les grands immeubles ont été abattus pour laisser place à de petits immeubles de deux étages flambant neufs, encadrés par de jolis petits jardins. Cette personne m’avait appelée au secours par manque de moyens pour acheter la nourriture et parce que les gens du quartier toléraient la présence de ces chats lorsqu’ils vivaient dans leurs vieux immeubles mais, à présent, ils n’en voulaient plus dans leur quartier tout neuf, parce que « ça faisait sale » !
Nous arrivons avec un stock de boîtes et nous observons cette quinzaine de chats qui se jette sur la nourriture. Des chats extrêmement sauvages, car poursuivis et caillassés régulièrement, ils sont jeunes, les femelles attendent des petits, il y a aussi des chatons, une catastrophe !
Soudain, très en retrait, j’aperçois un chat, filiforme, extrêmement maigre. Il approche lentement, tapis par terre, il rampe vers la nourriture. Il regarde à droite, à gauche, se retourne. Il est visiblement terrorisé. Il est maintenant à trois mètres des gamelles. Il attend que les autres aient fini leur festin. Puis, enfin, il peut se rassasier non sans continuer de regarder tout autour de lui. Nous attendons qu’il mange, puis, comme il se déplace toujours lentement, nous tentons de l’attraper. C’est facile, il n’oppose pratiquement aucune résistance. C’est un chat qui, contrairement aux autres, n’est absolument pas sauvage.
C’est alors que, dans la lumière d’un réverbère, nous nous apercevons qu’il a toute la tête et le cou pelés. Nous le mettons dans une boîte de transport et le ramenons à la maison. C’est une chatte, on la baptise Sidonie. Le premier objectif est de la retaper. Elle mange bien. Nous avons un doute sur le fait qu’elle attende des petits. Nous faisons des tests chez le vétérinaire par rapport à sa pelade et à d’éventuelles maladies qu’elle pourrait avoir. Rien. Nous ne savons pas trop d’où vient sa pelade. Quelques semaines passent, Sidonie est devenue une belle chatte, ses poils repoussent. Nous la faisons stériliser et identifier. Tout va bien. Puis, quelques semaines plus tard, ses poils retombent. Nous lui donnons des croquettes spécialisées car nous soupçonnons à présent des problèmes d’allergie. C’est bien ça. Ses poils repoussent et ne tombent plus, tout est stabilisé.
Nous retournons enquêter dans la cité et comme tout se sait, nous arrivons rapidement à savoir que Sidonie a été chassée de chez elle car ses maîtres ne voulaient pas dépenser d’argent pour la soigner et ils ont aussitôt repris un chaton… une situation malheureusement classique. On prend un animal pour profiter de sa compagnie en lui donnant la nourriture la moins chère possible, puis, au premier souci de santé, on s’en débarrasse ! Parfois, cela s’explique par un manque de moyens des maîtres, mais il y a d’autres moyens d’agir que de chasser son animal ou de l’abandonner, parfois salement… Souvent, ce n’est pas un manque de moyens, c’est juste pour ne pas dépenser pour un chat ou un chien ! Sans commentaire. Ces gens-là devraient s’abstenir définitivement de prendre des animaux.
Sidonie est adoptée le 22 octobre 2011. Aujourd’hui elle coule une vie de chat heureux loin de cette maudite cité !

 

TOSCANE de l’enfer au paradis

Toscane-11.jpgToscane-12.jpgLe lundi 6 juin 2011 vers 18h00, la fourrière de l’Aigle m’appelle. Un monsieur a trouvé deux bébés Labrador dans un champ et veut s’en débarrasser. J’appelle cette personne qui habite dans l’Orne au-delà de Nogent-le-Rotrou. Il me dit que les deux puces vont bien, qu’elles ont un peu de mal à manger mais qu’il a mis les croquettes dans l’eau et que ça va. Nous convenons que leur fille retrouvera Sébastien, qui travaille pour L’Homme et son Chien à mi-chemin le mercredi 8 à l’heure du déjeuner. Mercredi 13h30, mon portable sonne. Sébastien récupère deux petites chiennes en très mauvais état, l’une a le cou criblé de trous. Il paraît qu’ils ne s’en sont aperçus que le matin même, normal puisqu’ils avaient mis les deux petites misères squelettiques dans… des clapiers à lapins et les avaient laissées là depuis le dimanche 5 juin avec juste des croquettes trempant dans de l’eau et de l’eau. Quelle bande de… si j’avais su, j’aurais sauté dans ma voiture le lundi soir et je serais allée les chercher ! Nous avions perdu un temps précieux… 

Dès l’arrivée de Sébastien, nous fonçons chez notre véto. Les deux puces sont dans un carton de bananes avec un peu de paille, il fait très chaud, elles ont passé 3 jours dans un clapier à lapins avec une forte chaleur, elles sont complètement déshydratées, elles sont maigres, très maigres. La plus chétive a le cou criblé de trous. Les trous sont bourrés de vers jaunes. Elle respire tout doucement, elle suffoque, elle est à l’agonie. Nous arrivons chez le véto, ils s’occupent de la puce immédiatement, piqûres, perfusion et opération immédiate, son cou est pourri, gangrené… Nous laissons sa sœur avec elle, sous observation et… pour ne pas les séparer.

Les jours qui suivent sont cruciaux pour la puce que nous avons appelée Toscane. Taïga sa sœur, récupère vite. Nous leur donnons des aliments spécialisés hyper nutritifs. Toscane a du mal à reprendre le dessus, un abcès se forme dans sa gorge, là où elle a été opérée, au niveau des trous. Quelques jours après, nouvelle opération, nouvelles craintes qu’elle n’arrive pas à récupérer, qu’elle n’arrive pas à s’en sortir. Tout le monde s’accroche. Il y a quelqu’un près d’elle 24h/24h et… sa soeur Taïga. L’abcès revient à nouveau, nouveau traitement, tous les deux jours nous sommes chez le véto pour contrôler. Cela prendra 5 semaines pour que le risque soit complètement écarté et, qu’enfin, nous soyons sereins quant à l’avenir de Toscane.

Dimanche 31 juillet, appel de Rosa, une dame âgée d’une cité de Dreux qui veille sur les chiens et chats de sa cité. Une femme qui trafique avec les chiens veut se débarrasser d’un chiot. Nous nous rendons sur place. Elle a disparu. Nous enquêtons une bonne partie de l’après-midi, nous finissons par retrouver sa trace et… son adresse. Nous nous rendons sur les lieux. Nous arrivons dans l’une des pires cités de Dreux, nous sonnons à sa porte, elle l’entrouvre, refuse que nous rentrions et… nous balance un chiot que j’attrape, le tenant fermement. Elle se ravise et… lui arrache son collier. Elle me demande alors : « Où est la chienne ? », « Mais qu’elle chienne ? » je lui réponds et en même temps, je comprends… Rosa lui avait fait croire que nous allions lui donner une femelle en échange de ce petit mâle, comme ça elle pourrait la faire reproduire et poursuivre son trafic de chiots. Nous ne traînons pas et repartons avec notre butin. Elle, elle a gardé le sien : le collier. Le petit, âgé de 2-3 mois, prostré, est collé contre moi pendant tout le trajet. Gavroche va rejoindre Toscane et Taïga.

Le dimanche 7 août 2011, un jour gravé dans ma mémoire, coup de fil, une famille « intéressée » par Toscane ou Taïga, vient les voir vers 14h00. Le verdict ne tarde pas, ils décident de ne pas les séparer et… de les prendre toutes les deux ! C'était mon rêve. Nous les suivons chez eux, à une bonne cinquantaine de kms. Pour ne pas laisser Gavroche seul alors que nous allons le séparer de ses deux copines, nous l’emmenons avec nous.

Une belle maison en pleine campagne dans un écrin de verdure de 7000 m2… un paradis. Un beau berger allemand et un chat nous attendent. Les présentations sont vite faites, je plaisante en disant que nous allons oublier Gavroche en repartant tellement il serait si bien là lui aussi. Ysée, la plus jeune des trois enfants a les yeux qui brillent à cette idée. Nous prenons un verre tous ensemble pour fêter l’adoption des deux petites sœurs. Le cas de Gavroche revient sur le terrain et, au final, il est lui aussi adopté par cette super famille. Je n’y crois pas, c’est merveilleux, un véritable conte de fée pour ces trois petits qui, quelques jours, 2 mois auparavant étaient voués à des destins bien sombres ! Le lendemain c’est ma fête et 3 jours après mon anniversaire. Ce fut le plus beau cadeau de toute ma vie ! Une après-midi qui restera dans ma tête et dans mon cœur. Une famille rare et formidable, des personnes de cœur, avec de vraies valeurs, inoubliables.

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WILLY, GABIN et GAÏA des copains de galère

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Gabin et Mélisse

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Willy et Gabin

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Willy et Gaïa


  WILLY le petit chien du balcon

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C’était un jour de février 2011, le 16 je crois, un mercredi soir. Le téléphone sonne, une dame m’appelle au secours pour un petit chien dans une cité sordide de Dreux, encore une… Elle habite au 5ème et dernier étage de l’un des innombrables immeubles de cette cité et, sur le balcon voisin du sien, mais éloigné, car situé dans l’autre cage d’escalier, un petit chien, « gros comme un chat » me dit-elle, vit dans une boîte de transport pour chat, au 5ème en plein vent côté nord, depuis… début octobre. Il pleure, il geint, la dame, qui aime les animaux, n’en peut plus. Elle me dit avoir eu mes coordonnées par une dame de plus de 80 ans, mon « indic » dans cette cité où je suis déjà intervenue pour retirer une petite York, LOLA, martyrisée par une personne handicapée.
Le lendemain, armées de nos cartes d’enquêtrices de L’Homme et son Chien, Myriam et moi débarquons chez la dame du petit chien, à l’heure précisée par la voisine. Nous nous présentons, rentrons chez elle et commençons à la questionner sur son petit chien. Nous allons sur le balcon : 1,5 m2 au maximum, une boîte de transport pour chat et un pot de fleur avec des crottes dedans… Rien d’autre, pas d’eau… Nous rentrons avec le chien, un petit croisé Jack Russel – Cavalier King Charles, adorable, il nous fait une super fête, trop content que l’on s’intéresse enfin à lui. La longueur de ses griffes en dit long sur l’exercice qu’il peut faire. Nous reprenons les questions, pourquoi, pourquoi ce petit chien de poche vit-il sur le balcon ? Réponse déconcertante, mais répétée maintes fois : « Pour qu’il soit à son aise ! » « À son aise, mais madame, il fait si froid, le vent au 5ème étage côté nord, c’est mortel ». Le vide autour de cette petite plate-forme, les barreaux au travers desquels il peut passer sans problème, pas d’eau, un pot de fleur pour faire ses besoins, mais pourquoi ? La réponse est toujours la même : « Pour qu’il soit à son aise ! ». Je lui annonce que nous allons repartir avec lui, qu’il passe son temps à pleurer et pour cause, qu’il n’a pas à boire, qu’il est seul dans un froid glacial, pauvre petit chiot, pauvre petit être sans défense… Elle commence à pleurnicher, parce que l’on va lui retirer son chien, mais finalement, elle préfère s’en prendre à la voisine, aux voisins, on lui a soi-disant volé sa poussette sur le palier, qu’a-t-elle fait de mal, elle fait juste vivre un chiot sur un balcon minuscule en plein froid et alors ? Il venait juste de faire des températures inférieure à – 15 ° C. J’en ai froid dans le dos.
Les jours passent, Willy est très attachant… Willy, Willou, notre Willy, notre petit Willy, comment ne pas le garder celui-là encore. Si petit et avec une si grande personnalité. Un personnage ce p’tit chien, un ange, un amour.
 

GABIN le seul rescapé

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Quelques jours plus tard, j’apprends l’existence d’un petit croisé Dogue Argentin, né le 25/12/2010, dans la neige, seul rescapé de sa fratrie. Tous ses frères et sœurs sont morts dans l’indifférence générale ! Un truc de fous…
En effet, les propriétaires de la mère de Gabin, n’avaient même pas vu que leur chienne, qui vivait dans un enclos, attendait des petits. C’est dire le peu de cas qu’ils faisaient de cette pauvre chienne qui a fait, la nuit du 24 au 25 décembre, ses bébés dans la neige car elle n’avait aucun abri. Le lendemain, jour de Noël, Gabin était le seul à avoir survécu à cette nuit glaciale. 6 semaines après, alors qu’il allait être vendu, nous réussissons à le récupérer. Je fais sa connaissance devant la clinique vétérinaire. Gabin est chétif avec un gros ventre, il a besoin d’être retapé. Nous lui achetons du Petphos croissance, des croquettes de qualité et nous le vermifugeons. Il est bourré de vers… Il est prostré, atone, triste, résigné. Pauvre petit. En l’observant, je ne peux m’empêcher de penser à sa mère restée là-bas qui doit être bien triste de l’avoir perdu et qui fera sûrement une autre portée dès les prochaines chaleurs. Je m’en occuperai plus tard, pour le moment je ramène Gabin chez moi. Heureusement, il y a Willy qui est devenu un joyeux p’tit bonhomme, heureux au milieu de ses jouets. Il accueille Gabin comme s’il comprenait ce qu’il avait subi, Willy a environ 6 mois, Gabin, lui, a six semaines. Par contre, physiquement Gabin est beaucoup plus grand. Willy va jouer les grands frères et lui apprendre à jouer. Ils deviennent de supers copains. Ils dorment l’un contre l’autre, parfois enlacés.
Le 2 avril Gabin rejoint sa famille adoptive. Il a une grande copine, une croisée Dalmatien, sourde, de 2 ans, qui devient sa deuxième maman. Un grand jardin, des maîtres qui travaillent, lui le jour, elle la nuit, et deux petits garçons qui aiment les chiens, un grand jardin, tout va bien.
Il y a des demandes, plein de demandes pour Willy mais je n’arrive pas à le donner. J’y suis trop attachée. Marie-Laure, une adoptante merveilleuse voudrait bien le prendre, qui ne craquerait pas pour lui… J’hésite, et voilà qu’arrive un autre chiot.
 

GAÏA petite chienne d’animalerie

Gaia4.jpgUne jeune fille m’appelle. Son père, atteint d’une tumeur au cerveau, profite de ce qu’elle soit partie promener leurs deux chiens avec sa mère pour aller dans une grande surface de Dreux où l’on vend des chiens, pour acheter une petite Westie. Les employés connaissent ce monsieur. Cette famille a acheté leur petit York quelques mois auparavant dans cette enseigne très connue pour vendre des chiens entassés dans des cages minuscules à n’importe qui, n’importe comment, pourvu que l’argent rentre dans la caisse. Ah ! l’argent, il est responsable de bien des souffrances animales, l’argent ! Les employés connaissent bien ce Monsieur, sa maladie est évidente pour tous, ils flairent la proie, une proie si facile. Ce Monsieur est très malade et profondément dépressif. Il vient d’enterrer son petit Scottish Terrier. Alors, « on lui colle » une petite chienne de 4,5 mois que l’on n’avait pas réussi à vendre jusque-là car elle a l’air d’être plus ou moins sourde ce qui joue sur son comportement. Le Monsieur ne peut pas signer le contrat de vente, normal, il ne peut même plus écrire, mais cela ne les gêne nullement, ils encaissent l’argent, lui ayant vendu aussi tout ce qui va avec la chienne : les croquettes, le harnais, la laisse, les jouets, le panier, la petite couverture polaire, etc. Ouf, celle-là aura finalement rapporté la même somme que les autres, même à 4,5 mois, même avec son comportement particulier…
Je me rends immédiatement chez eux, à 15 km de chez moi. La jeune fille m’explique que son père va bientôt les quitter et qu’elles seront obligées, sa mère et elle, de vendre la maison et d’habiter en appartement. Elles ont déjà deux chiens. Ce n’est pas raisonnable, me dit-elle, de garder la petite puce. Elles avaient tentées de la ramener la veille en rentrant de leur promenade mais les marchands de chiens n’ont, bien sûr, pas voulu la reprendre… Elle confie donc la puce à L’Homme et son Chien et, en partant, je vois son père, assis sur la terrasse, pleurant. Je me sauve le cœur serré en pensant à ce Monsieur si triste et si malade. C’est dur la protection animale…
Et voilà Gaïa qui rejoint Willy à la maison.
C’est peu de temps après que nous faisons la connaissance de Marie-Claude et Éric. Ils viennent voir Gaïa. Ils ont six chiens et sept chats. Ce sont des gens formidables qui adorent les animaux. Chez eux, c’est comme chez nous. Marie-Claude tombe amoureuse de… Willy. Elle ne travaille plus, elle est toute la journée chez elle à s’occuper de « ses enfants ». La discussion tourne autour de nos deux protégés, j’ai le cœur serré. Willy est dans les bras de Marie-Claude, câlin comme d’habitude. J’ai mal au ventre. Je m’étais dit que si je trouvais une super place avec quelqu’un de très disponible, plus que moi, une place en or, des gens en or, alors je pourrais laisser partir Willou, ce petit ange qui m’avait cadenassé le cœur. Marie-Claude et Éric proposent de prendre les deux pitchous. Willy et Gaïa, déjà très attachés l’un à l’autre, pourraient ainsi passer toute leur vie ensemble, grandir ensemble, au milieu de plein de copains, câlinés par Marie-Claude. J’ai super mal au ventre, au cœur, enfin partout (je ne savais pas que ça allait durer une semaine). Je leur propose de venir avec Myriam le soir même avec les deux petits voir comment cela pourrait se passer chez eux. Arrivées chez eux avec Willy et Gaïa, alors que cette dernière est plutôt timide au milieu de leurs chiens, plus sympas les uns que les autres, le p’tit Willy, lui, est déjà sur le canapé, descendant une à une les peluches qui ornent le dossier. Super à l’aise le Willou, comme s’il avait toujours été là. Puis, il se rapproche de Lloyd, un joli chien tricolore, genre chien de chasse, qui, aussitôt joue les grands frères. Deux heures après, nous partons, conquises par cette famille formidable, laissant derrière nous… une partie de notre cœur…
Aujourd’hui, Gabin, Willy et Gaïa sont trois chiens très heureux.
Petit Willy je ne t’oublierai jamais et chaque fois que je passe sur la nationale 12, je ne peux m'empêcher de regarder vers ton balcon, au loin là-bas, au dernier étage, et je pense à toi très fort, et là, là tout de suite, pendant que je raconte ton histoire, je suis en train de pleurer, car combien de petits Willy y a-t-il comme ça, parsemés dans toute la France ?

 

BLACK face à la lâcheté humaine

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PAUVRE BLACK ! À peine quelques mois (environs 7) et le voilà déjà bien malmené. Soi disant trouvé sur la voie publique par un couple de jeunes qui le récupère, il est, dès le lendemain, écrasé par une voiture, ces jeunes n’ayant pas pris la peine de le tenir en laisse. C’est alors que le cauchemar commence : il attend plusieurs jours avec de multiples fractures à sa patte arrière droite que l’on veuille bien l’opérer !
Les jeunes n’ont pas d’argent et les vétos refusent de l’opérer gratuitement alors… BLACK attend ! Jusqu’à ce que son histoire arrive à mes oreilles. En fait, le véto me raconte l’histoire de ce petit Labrador et me demande si mon association L’Homme et son Chien peut payer l’opération. Je me retiens... Comment, lorsque l’on est médecin ou vétérinaire peut-on refuser de soigner, surtout lorsque c’est extrêmement urgent, lorsque la personne ou l’animal souffre, comment peut-on refuser de soigner parce qu’en face il n’y a pas d’argent ? Ca dépasse l’entendement ! En plus, je ne vous parle pas de la négociation qui a suivi… je dirais seulement que ce n’est pas L’Homme et son Chien qui a payé l’opération de Black, c’est moi personnellement.
Je demande à ce que Black soit opéré le plus rapidement possible. L’opération a lieu le 6 janvier 2011. Black se retrouve avec trois broches et des vis dans sa patte. J’ai payé l’opération, mais, par manque de temps, je n’ai pas rencontré ces jeunes, grave erreur de ma part…
En effet, ces jeunes, censés garder Black, l’abandonnent salement en pleine nuit, sans prévenir, le 23 janvier à la fourrière sans avoir respecté, bien sûr, les consignes concernant les soins postopératoires à apporter au pauvre Black !!! Pire, j’ai plusieurs fois ce jeune au téléphone et il me fait croire que Black va bien, puis, qu’il l’a donné à une dame très bien à Bourges dont le mari est décédé. Il me fait croire pendant des semaines qu’il va rembourser l’opération de Black. Il ne sait pas que je sais.
Ainsi, Black atterrit à la SPA. Nous sommes en plein hiver, il fait froid et surtout très humide. Il boîte. Nous n’avons personne pour le prendre en famille d’accueil. Alors, il attend, il attend longtemps et, ce n’est que le 19 août, enfin, qu’une famille vient le voir. Des personnes extrêmement douces, gentilles et… responsables. Mais Black a du mal à quitter la SPA et surtout sa directrice, une femme formidable qui officie depuis… 34 ans, il y est attaché. Il veut revenir en arrière. Il finit par monter dans la voiture familiale. La Directrice a les larmes aux yeux et Claire, la jeune fille de la famille, gagnée par l’émotion, pleure à chaudes larmes. Bon, il est temps de se séparer car moi aussi je suis « toute chose », l’émotion est palpable.
Aujourd’hui, Black vient de passer son premier Noël en famille. Valérie m’a envoyé un beau montage avec des photos pour Noël, tout va bien, tout le monde est heureux, Black va bien : pas de séquelles au niveau de sa patte ! Ouf !

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NINA la tendresse

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Mercredi 28 octobre 2009, Nina arrive chez moi et rejoint mon association créée quelques semaines plus tôt, le 24 août. Nina est traumatisée. Elle a une peur panique des humains car elle a été matraquée par des individus. Elle vivait sur un chantier, dans le 93, avec d’autres chiens, notamment sa mère et sa grand-mère et deux mâles, évidemment aucun n’était stérilisé et les portées de chiots étaient fréquentes, le gardien du chantier n’hésitait pas à tuer les chiots devant leur mère… En plus de toutes ces maltraitances physiques et morales, Nina passe sous un camion et sa patte arrière gauche est broyée. La patte droite est également abîmée. Je ne sais pas quelle personne ayant appris cela a amené Nina dans une clinique vétérinaire parisienne, ce que je sais, c’est qu’une personne de la Protection Animale m’a mise au courant d’une pauvre chienne accidentée dont personne n’allait assurer les soins postopératoires. J’ai aussitôt proposé de la prendre.

Cela m’a pris des mois pour la soigner, lui refaire ses pansements tous les jours, les entourer de film plastique avant chaque sortie. Les sorties s’effectuant en laisse car le moindre bruit la terrifiait, il suffisait qu’elle entende une voix humaine pour être terrorisée, se mettre à courir et se jeter contre les clôtures ou percuter le moindre obstacle qu’elle rencontrait. Seule la nuit la rassurait, c’était en plein hiver et nous passions une heure au moins chaque nuit à arpenter le jardin. Je ne pouvais plus le voir mon jardin, j’avais l’impression de connaître chaque centimètres carré ! Puis, elle a été opérée à nouveau pour enlever toutes les broches de sa patte. Comme cela ne suffisait pas, elle a eu un énorme abcès sur son dos à cause des nombreuses piqûres et il a fallu l’opérer à nouveau, cela a été très long à se résorber. En avril, alors qu’elle fêtait ses deux ans, il a encore fallu la stériliser.

Aujourd’hui, Nina va bien, elle a bien sûr sa patte en l’air dès qu’il y a de l’humidité. Elle a toujours peur des humains, mais moins, ce n’est plus de la panique, c’est de la crainte. Je peux l’emmener promener, je la lâche, elle est folle de joie, dès que je l’appelle elle arrive tout de suite. Par contre, si l’on croise des personnes elle leur fonce dessus en aboyant et je suis donc obligée de la rattacher.

Elle vit avec Garou, Ziva et Basile, ils s’entendent à merveille, ils jouent comme des fous, ils ont entre trois ans et demi (l’âge de Nina) et 9 mois (celui de Basile). C’est beau de les voir tous les quatre !

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